Patrick ABBOU - CPA

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dimanche 23 septembre 2012

L'obsession du Return On Equity

Donald BROWN, un ingénieur de chez GENERAL MOTORS, fut envoyé par Pierre DUPONT à Detroit, en 1917, pour étudier la situation financière périlleuse de l'entreprise.

Il y affina la notion de ROE, Return On Equity, ou rendement des capitaux propres, en le divisant en trois équations combinées sous la forme du produit : Return on sales x Sales to assets x Assets to equity, c'est-à-dire sous forme de fractions : (Résultat d'exploitation / Ventes ) x (Ventes / Actif Productif) x (Actif productif / Capitaux propres).

L'idée qui est un standard enseigné dans les écoles de commerce est simple : les marketers sont focalisés sur l'obtention de la meilleure marge, récompensant incidemment les managers de production, laissant le soin aux financiers de minimiser les capitaux propres nécessaires pour disposer de l'appareil productif requis.

Les marketers avaient pour ambition de contrôler le marché allant jusqu'au monopole, les ingénieurs de productions bichonnaient les machines mais traitaient les employés comme des serfs modernes, les financiers soutenus par les banquiers augmentèrent jusqu'à l'insoutenable le ratio Dettes/Capitaux propres.

Puis la Grande Dépression est arrivée...

Néanmoins et durant 70 ans, la performance d'une entreprise mesurée par son ROE a été un indicateur clé pour ne pas dire l'indicateur clé ; il est vrai qu'il offre l'avantage de la précision.

Pour autant aujourd'hui dans la Silicon Valley, l'abaissement des coûts informatiques (hardware et software) aurait tendance à diminuer l'impact de la pertinence de ce ratio d'allocation de ressources.

On évoque de plus en plus des ratios qualitatifs qui présentent l'obstacle immédiat de se heurter à leur quantification.

Si on prend l'exemple de FACEBOOK et l'échec de son IPO, d'aucuns disent que cette entreprise aura disparu avant longtemps, le ratio qualitatif dont il serait intéressant de disposer serait celui de son style stratégique et de sa capacité à collecter l'information affectant son marché mais plus encore à y réagir avec efficacité et pertinence.

L'échec relatif de MICROSOFT en matière de système de téléphonie mobile ou de moteur de recherche est bien la preuve que l'argent ne peut pas tout - heureusement.

Dans le domaine du prêt-à-porter, ZARA est l'exemple d'une capacité à s'adapter avec une extraordinaire rapidité aux besoins de son marché : des collections sont testée sur le marché et lancées en production en cas de feed-back positif sur une période aussi courte que quatre semaines !

Dans un monde caractérisé par une accélération phénoménale de la vitesse des processus : un nouveau produit dure quelques mois au lieu de quelques années, l'allocation des ressources en capital ne peut plus uniquement reposer sur le Return On Equity.

Pour en revenir à mon activité de conseil en investissement résidentiel locatif dans la Grande Région de Miami, les seuls critères de rentabilité et de plus-value potentielle ne sont pas suffisants.

Par exemple la réponse à la question, quel pays, de la France ou des USA, est le mieux à même de relever les défis du 21ème siècle, me paraît être un critère de choix trés important.

Il y a encore trois ans, il était tout simplement inimaginable que la Grèce sorte de la zone Euro, aujourd'hui c'est presqu'une réalité actée par les gouvernements européens.

Dans le même registre du "jusqu'alors incroyable", une autre question est encore plus inquiétante : quelle est la probabilité d'affrontements armés en Europe, en France ?

Pour les français en vie aujourd'hui, l'immobilier a toujours été un bon placement.

Pourtant, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale, de superbes hôtels particuliers rue de Chateaudun (75009) étaient vendus à un prix dérisoire par des propriétaires trop heureux de s'en débarrasser.

Loués à familles victimes de la Grande Guerre, comportant des pupilles de la Nation, des loyers encadrés, enjoints par la réglementation de lutter notamment contre le saturnisme sous peine d'amende, ces propriétaires étaient chaque mois de leur poche !

A l'heure où l'on parle d'adjoindre la notion de mesure du bonheur à celui de PNB, pourquoi ne pas également prendre en compte celle de plaisir à investir par rapport au type de bien, à leur localisation ?

Etre "un marchand de sommeil" procure sans doute un ROE imbattable mais est-ce bien enviable ?

Justement, un des travers dont souffre notre société réside dans l'adverbe EXCLUSIVEMENT; intrigué ?

Ma conviction est que nos sociétés capitalistes sont corrompues par une motivation EXCLUSIVEMENT financière là où nous avons connu jusqu'à la fin des années 1980 des individus mus par une motivation ESSENTIELLEMENT financière.

Moi-même, à mon échelle modeste, si ma motivation est essentiellement financière, le but que je poursuis est de permettre à des compatriotes d'avoir accès au marché américain, d'être un ouvreur de porte, de les mettre en contact avec leur propre part de rêve américain même si comme un bon ami, installé depuis de longues années à Miami, me l'avait soufflé à l'oreille : le rêve américain s'est surtout quand on dort ...

"We are such stuff as dreams are made on" - The Tempest - William SHAKESPEARE.

A bientôt, :-)

Patrick ABBOU - CPA

www.appartement-a-miami.fr

lundi 17 septembre 2012

La première fois

Ce n'est pas sans une certain plaisir que j'inaugure "mon blog" dont je n'ai pas la moindre idée de l'audience qu'il aura à part ma famille proche et mes amis trop aimants pour me décevoir.

Il y a déjà un certain temps que la seule presse française qui me paraît digne d'intérêt est "Le Canard Enchaîné" alors que j'ai succombé à la lecture du "New York Times" ("liberal") ainsi que du Wall Street Journal ("republican"), sans possibilité de rémission, j'en ai bien peur.

La lecture du Wall Street Journal est doublement intéressante:

- au premier degré, elle permet de s'informer sur l'état du monde ;

- au second degré, elle donne une idée de la matière informative dont s'inspirent les décideurs qui comptent, pour former leur jugement.

Ainsi, il apparaît clair, évident que l'Euro dans sa forme actuelle est une devise défunte à laquelle des politiques incompétents, apeurés, concentrés sur la prochaine élection s'acharnent à prodiguer des soins thérapeutiques onéreux dont le mérite mais surtout le danger sont de simplement retarder l'échéance fatidique.

Alors que les citoyens européens sont pour une grande partie, bien même incapables de citer les 27 pays de l'Union Européenne, la décision récente de Mario DRAGHI de soutenir le marché des obligations, est déjà interprétée comme la première marche vers les Etats-Unis d'Europe, pas moins!

Si les conséquences possibles de la situation actuelle n'étaient pas dramatiques: misère, populisme, racisme, risque de conflits locaux pour l'accès à l'énergie notamment, les déclarations des politiques seraient particulièrement risibles.

En effet, en Grèce comme en Espagne, la pauvreté a remis au goût du jour le troc avec pour conséquence la création de monnaies de substitution !

Ainsi pendant que certains s'attellent déjà à composer une ode aux Etats-Unis d'Europe, des populations sont projetées dans le passé, à l'aube des premiers échanges économiques.

D'un point de vue allocations d'actifs, il paraît évident de devoir considérer le recours à une devise autre que l'euro.

Mais laquelle ?

A mon sens, le Green King, est la valeur refuge par excellence - L'Amérique est en déclin : vrai ! mais pour autant elle reste une formidable machine économique, dotée de la première puissance militaire au monde, avec une population dynamique qui croit toujours à des valeurs et dont le renouvellement est assuré.

Par comparaison, la Chine sous l'empire du contrôle des naissances, est un pays qui vieillit...

Cela étant dit, la devise ayant été choisie, quel sous-jacent choisir ?

Aujourd'hui, l'immobilier résidentiel américain est considéré comme l'une des meilleures classes d'actif au monde.

Pourquoi ?

- La population américaine grossit ;

- Les ménages américains n'ont pas la capacité d'acheter "cash" et sont toujours trés endettés ;

- Les banques sont trés réticentes à prêter ;

- Le "Home Sweet Home" a pris du plomb de l'aile, le nombre de propriétaires dont le "mortgage is under water" est édifiant (c'est-à-dire qu'en cas de vente, le crédit afférent au bien ne sera même pas remboursé) ;

- Un marché du travail incertain qui n'incite pas à devenir propriétaire.

La conséquence est un marché immobilier résidentiel locatif excellent.

Personnellement, le marché immobilier de Miami est celui qui rencontre ma faveur pour deux raisons :

- Je le connais ;

- Les prix sont tombés trés bas, alors que Miami sera toujours Miami, et même après un ouragan.

Pour en savoir plus : www.appartement-a-miami.fr !

Pour conclure sur un sourire, j'ai commis avec Hubert TUBIANA, un confrère, l'ouvrage "Du savetier au financier, Guide pour bien gérer son patrimoine et ses affaires" dont l'ambition est de tirer la morale économique moderne des fables de Jean de la Fontaine.

Ainsi la morale économique moderne de la fable "Le loup, la chèvre et le chevreau" est :

"Une information sera appréciée si elle est récente et fiable. La fiabilité d'une information sera appréciée en fonction de celui qui la donne et en fonction de l'intérêt qu'il a dans l'affaire. Attention ! Un 'bon conseiller" peut cacher un bon conseil..."

A bientôt, :-)

Patrick ABBOU - CPA

www.appartement-a-miami.fr